J’ai remis hier soir l’insigne de l’Ordre National du Mérite à Alain Gouyette, Professeur des Universités mais avant tout un vanvéen impliqué et très actif dans notre commune. Voici les mots prononcés en son honneur « Cher Alain, je suis très heureux de t’accueillir, entouré de ta famille et de tes amis. Tu as fait le choix d’exercer les plus beaux métiers du monde, ceux de chercheur et professeur, et tu les exerces avec détermination, compétence et humanisme. Tu es né à Plémy dans les Côtes d’Armor le 26 janvier 1948. Après de brillantes études, tu intègres l’institut de cancérologie Gustave Roussy à Villejuif, en 1977. Tu y diriges des recherches à la pointe de la lutte contre le cancer, en partenariat avec l’industrie pharmaceutique, et tu participes ainsi au développement de médicaments adaptés aux enfants, alors que jusqu’à présent ils étaient mis à disposition uniquement pour les patients adultes. Parallèlement, au cours de ta carrière, tu travailles à des postes stratégiques au sein de prestigieux organismes publics comme le CNRS, puis à l’Institut Pasteur. Toutes tes expériences professionnelles sont le fruit d’un travail en équipe. Pour toi, ce sont des différences, de la collaboration étroite et des échanges que naissent les innovations bénéficiant aux patients. La présence de nombreux collègues aujourd’hui témoignent de ton attachement à la solidarité des équipes scientifiques. J’en profite pour saluer et féliciter ton amie, Madame Françoise BARRÉ-SINOUSSI, ayant participé à la découverte, en 1983, du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et corécipiendaire, avec Luc MONTAGNIER, du Prix Nobel de médecine 2008. Alain, tu es un homme de partage et altruiste. Ces qualités te poussent ainsi à être aussi enseignant. Tu es aujourd’hui professeur à la faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry. Ta vision de l’enseignement est noble dans la mesure où tu souhaites transmettre le savoir, avec un haut degré d’exigence. Le partage est aussi à la source de ta vie personnelle et familiale. Catherine, ton épouse partage ta vie, mais aussi ton univers professionnel dans la mesure où elle est ingénieur à l’institut Pasteur. De votre union sont nés deux enfants : Stéphane (31 ans), ancien membre du conseil Municipal des Jeunes que je connais bien, est ingénieur agro travaillant dans une société de services en ingénierie informatique. Thomas (24 ans) crée des sites internet suite à son récent diplôme au Pôle Léonard de Vinci. Les Vanvéens sont nombreux à connaître ton goût des autres. Tu habites dans notre commune depuis 1979. Tu es un citoyen impliqué. Avec Pour toutes ces raisons, nous rendons hommage à ton dévouement au service public, à ton combat pour les progrès de la science, à tes engagements au service de l’enseignement, des patients et de la santé publique. Cher Alain, au nom du Président de
Madame le Sénateur, Chère Isabelle,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Monsieur le Doyen de la faculté de Pharmacie, Cher Dominique,
Mesdames et Messieurs,
Très chers Amis,
Je me réjouis de me trouver, en cette fin d’après-midi, entouré par vous toutes et vous tous, en cette occasion de remise de l’insigne de Chevalier de l’ONM par Bernard Gauducheau, Maire de Vanves et Vice-Président de l’Agglomération Grand Paris – Seine Ouest, qui vient de faire un éloge très flatteur à mon endroit.
En réponse à ses propos, je ne ferai pas de longue dissertation sur le mérite, cela risquerait en effet de retarder l’ouverture du buffet… Cependant, je voudrais évoquer plusieurs personnes qui m’ont tout d’abord donné la chance de faire des études, puis je citerai quelques personnalités qui ont marqué mon parcours professionnel ou l’ont largement influencé.
Naturellement, j’ai une pensée très émue pour mes parents :
– ma mère, couturière puis cuisinière (c’est elle, très certainement, qui m’a donné la passion pour la cuisine) ; trop tôt disparue d’un cancer, elle m’a choyé, mais elle a sans doute beaucoup souffert lorsque je suis parti en 1958, à l’âge de 10 ans, pour entrer au lycée, à Saint-Brieuc, où je fus pensionnaire pendant 7 années. Du fait de cet éloignement du milieu familial, j’ai passé très peu de temps en compagnie de ma sœur Janick, née en 1951, ou de mon frère Bertrand, né en 1956 et qui est présent ce soir ; et,
– mon père, charron puis charpentier, qui m’a appris que l’ouvrage bien fait primait toute autre chose. Je me souviens de la façon dont il fabriquait les roues de charrette, sans outils mécaniques, et dont il m’expliquait pourquoi telle essence était utilisée, tantôt pour sa flexibilité, tantôt pour sa résistance dans le temps. Je me souviens également de sa très belle écriture et il insistait auprès de moi pour que j’apprenne bien à l’école, à commencer par l’orthographe.
Lors de ma dernière année d’école primaire, l’instituteur, M. Robert Courtel, avec qui j’ai toujours des contacts épistolaires, a convaincu mes parents de m’envoyer au lycée (à
Puis, je me suis éloigné physiquement un peu plus de ma famille, pour deux années de classes préparatoires à Rennes, au lycée Chateaubriand : cela me fait penser au débat actuel sur l’accès aux Grandes écoles en fonction du statut social des parents !
En octobre 1967, après avoir été reçu Major au concours, je suis entré à l’École nationale supérieure de Chimie de Strasbourg (ENSCS). Durant les 3 années de scolarité, deux professeurs m’ont fort impressionné : tout d’abord un très jeune prof de 28 ans, en 1967, Jean-Marie Lehn (Prix Nobel de Chimie en 1987), et le professeur de chimie organique, Guy Ourisson (qui fut le directeur de thèse de Jean-Marie Lehn, et Président de l’Académie des Sciences).
Ce fut sur les conseils avisés de Guy Ourisson, que je fus reçu par François Le Goffic, ici présent, pour commencer ma thèse dans le laboratoire de chimie organique de l’Institut Pasteur, là même où furent découverts les sulfamides.
Ce laboratoire est resté pour moi une aventure extraordinaire, en dehors de la chimie, puisque c’est là que j’y ai rencontré Catherine, qui devait devenir mon épouse en 1972 et qui est restée fidèle à l’Institut Pasteur, depuis septembre 1969 !
Mon projet de thèse portait sur la synthèse de dérivés de l’ellipticine, qui est un alcaloïde extrait d’une plante endogène des îles Moluques, un archipel de l’est de l’Indonésie. Ce travail a été, en partie, mené en collaboration avec des collègues, notamment avec Alain Ahond, de l’Institut de chimie des Substances naturelles (à Gif-sur-Yvette), alors dirigé par le Pr Pierre Potier. C’est aussi dans cet institut que travaillait le Pr Henri-Philippe Husson, qui est également avec nous ce soir, et qui a été mon parrain attentif, depuis mon recrutement par le CNRS, comme Stagiaire de recherches, il y a tout juste 38 ans !
Puis, fin 1971, l’équipe, sous la houlette de François Le Goffic, a migré à l’École normale supérieure, où nous avons, avec Martine Chevereau (aujourd’hui responsable de la documentation / brevets chez l’Oréal), inventé la cuisine macromoléculaire avec l’omelette aux huîtres chinoises élaborée dans un réacteur de chimie et la cuisson de côtelettes d’agneau sur plaque chauffante, sous la supervision attentive du patron, extincteur à la main !
Après une évaluation pharmacologique des dérivés de l’ellipticine, réalisée en partenariat avec une équipe de recherche INSERM/CNRS, dirigée par les Pr Claude Paoletti et Jean-Bernard Le Pecq, à l’Institut Gustave Roussy (IGR), est né l’elliptinium (mis au point par le Dr Nguyen Dat-Xuong à l’ICSN), médicament qui fut commercialisé par Sanofi sous le nom de Céliptium®, avec l’indication « traitement des métastases osseuses du cancer du sein ».
Après avoir soutenu ma thèse en janvier 1975, j’ai passé une année sabbatique, appelée service militaire, au sein de la Direction centrale de l’Armée de Terre, où j’ai accompli de nombreuses tâches très diverses.
Lorsque je fus libéré des obligations militaires, Catherine et moi sommes partis aux États-Unis pour que je puisse effectuer un stage postdoctoral, au sein du laboratoire du Pr Edward R. Garrett, l’un des pionniers de la pharmacocinétique, discipline qui étudie, en fonction du temps, l’absorption des médicaments, leur distribution dans l’organisme, leur transformation par le foie, puis leurs voies d’élimination. Le laboratoire se trouvait au sein du Collège de Pharmacie de la Florida University
Pendant le stage postdoctoral, j’ai travaillé essentiellement sur le composant principal du cannabis, le THC en abrégé, qui était alors développé pour ses propriétés appétentes et antinauséeuses chez les patients cancéreux. Le THC est depuis utilisé comme tel dans de nombreux pays, sauf en France…
Après la découverte des États-Unis d’est en ouest et d’ouest en est, en cinq semaines de voiture (une Dodge Dart), nous sommes rentrés en France : Catherine, au laboratoire de chimie de l’Institut Pasteur et, de mon côté, je m’installai à l’IGR, dans l’équipe Paoletti – Le Pecq, où je repris les travaux sur le Céliptium®, évoqué un peu plus tôt, afin d’étudier son devenir après administration à des patientes atteintes de cancer su sein. Ce furent les premières études pharmacocinétiques réalisées chez des patients à l’IGR, malgré le scepticisme de certains médecins ! Les temps n’ont pas beaucoup changé, si l’on considère aujourd’hui l’attitude de certains d’entre eux vis-à-vis des vaccins…
Cette approche permet de mieux prescrire les médicaments, de prévoir les interactions médicamenteuses et, avec des technologies plus sophistiquées de pharmacogénétique, il est maintenant possible d’individualiser les posologies et de sélectionner les malades qui vont répondre au traitement.
Dans le cadre de la réalisation de ces projets, je dois mentionner les soutiens que m’ont apportés deux directeurs de l’IGR, le Pr Maurice Tubiana, puis le Pr Thomas Tursz, dans la conduite de mes travaux. À ce propos, je salue Mme Nicole Roche, qui a été successivement Chef de Cabinet de M. Tubiana, puis de M. Tursz, pour son aide et son professionnalisme.
De 1989 à 1994, j’ai suivi Claude Paoletti, qui venait d’être nommé Directeur du Département des sciences de la vie du CNRS, puis Pierre Tambourin. Je succédai ainsi au Pr Michel Kazatchkine dans la fonction de Directeur scientifique Adjoint, à l’interface de deux autres départements, de chimie d’une part, et des sciences pour l’ingénieur d’autre part. Mais, dès mon arrivée dans les lieux (quai Anatole France), en janvier 1989, le Directeur général du CNRS, le Pr François Kourilsky, qui me fait l’honneur de venir ce soir, me confia à son tour, une enquête administrative peu banale. Et, puisqu’il y a prescription, je peux vous en communiquer la teneur : il s’agissait de vérifier la situation d’un chercheur du CNRS accusé de complicité de vol à main armée et de recel de cadavre. Une vraie enquête policière, et un rapport qui aurait pu être un scénario de polar !
Fin 1994, j’ai retrouvé François, à l’IGR, comme Directeur scientifique, où Thomas Tursz venait d’être nommé directeur général. Je devenais l’adjoint de FK, pour animer l’interface entre la recherche et la clinique. Nous
Nous fîmes, François et moi, cause commune pour créer, en 1999, une société anonyme, IgR&D, où l’IGR détient toujours 99,8 % du capital. Mais que de difficultés rencontrées pour faire aboutir ce projet ! Les syndicats, CGT en tête, bien entendu, ont utilisé de vieux slogans pour tenter de faire échouer ce projet et les tutelles avaient peur de voir l’argent de l'assurance-maladie détourné, alors même que l’objectif était de préserver le patrimoine médical et scientifique de l’IGR (prise de brevets, cessions de licences, créations de sociétés…).
Dix ans après, IgR&D est à l’équilibre financier, le portefeuille de brevets s’est étoffé et les licences apportent des recettes supplémentaires pour la recherche, les industriels ont maintenant un guichet unique pour négocier les contrats, et l’IGR valorise ses compétences lors des essais cliniques. Et surtout, aujourd’hui, la tutelle (ministère de la Santé) tient compte de cette activité de valorisation dans l’attribution d’un budget complémentaire (de mémoire, plusieurs millions d’euros, par an).
En mars 2000, François K me parle de son frère, Philippe – alias PK, qui venait alors d’être nommé Directeur général de l’Institut Pasteur et souhaitait s’adjoindre un collaborateur qui puisse le conseiller sur certains dossiers. D’emblée, PK me proposa de lancer une étude prospective pour faire évoluer les structures de recherche et me nomma Directeur général Adjoint, pour les affaires scientifiques et médicales. Ce fut une merveilleuse épopée, même si elle s’est terminée trop tôt.
Beaucoup de réformes ont cependant été menées à bien, avec une évaluation des chercheurs et des unités de recherche, basée sur l’avis d’experts extérieurs, internationaux, à l’aune de ce qui se fait dans les meilleurs centres de recherche mondiaux, avec la création de Groupes à 5 ans confiés à de jeunes chercheurs, avec la mise en place de nouveaux départements et avec le développement du réseau international des Instituts Pasteur, et les nouvelles créations à Séoul, Shanghai, et Montevideo.
L’aide de M. Dominique Jolivet, Directeur des Ressources humaines, un vrai professionnel venant de l’industrie (il est là parmi nous !), a permis de mettre en place un nouveau management des collaborateurs pasteuriens, avec une évaluation des activités par des commissions ad hoc, conduisant à des promotions au mérite (un nom à ne pas prononcer devant certains syndicats ! Il est dommage que notre député, André Santini, n’ait pu venir ce soir, il aurait très certainement pu développer ce sujet avec sa faconde habituelle !), et des primes variables en fonction des objectifs atteints. Une vraie réforme de l’Accord d’entreprise, signé par quelques syndicats responsables !
Parallèlement, nous avions constaté, avec l’Inspection du Travail que de les bâtiments historiques ne satisfaisaient plus aux normes d’hygiène et de sécurité. Il fallait donc entreprendre des travaux de remise en état, mais une solution intermédiaire pour libérer des surfaces était nécessaire.
Ce projet, bien qu’indispensable, suscita une levée de boucliers estampillés du logo « SLR », que certains ont promené dans les rues de Paris et ailleurs, acronyme que d’aucuns utilisent pour « Sauvons la recherche », mais que je traduis par « Sabotons les réformes » ! Une majorité de Pasteurien(ne)s ne voulut pas de délocalisation temporaire à Fresnes (locaux donnés par Pfizer), ni envisager un seul instant que l’Institut Pasteur pourrait avoir un avenir sur le Plateau de Saclay, tout en maintenant un centre de conférences international sur le site historique de la rue du Docteur Roux, ceci bien avant que le Secrétaire d’État Christian Blanc fût investi d’une mission concernant l’aménagement de la région capitale ! En octobre 2005, une nouvelle directrice générale fut nommée à la tête de l’Institut Pasteur ; PK et ses collaborateurs proches repartirent vers d’autres horizons, plus ou moins lointains…
Ici, je voudrais citer les noms de quatre chercheuses pasteuriennes, de renommée internationale, qui composent mon « fan-club » : Françoise Barré-Sinoussi dont on connaît mondialement les travaux sur le sida, Nicole Guiso (maladies à prévention vaccinale, notamment la coqueluche), Paola Minoprio (maladie de Chagas, due à un parasite, Trypanosoma cruzi), qui nous a si souvent préparé de l’excellente caipirinha, et fait aimer son pays, le Brésil, et Françoise Dromer (infections fongiques, cryptococcoses et candidoses), qui m’ont fait comprendre la nécessité de nourrir les projets de recherche fondamentale par les études épidémiologiques de terrain. Merci à elles !
Depuis octobre 2005, je suis de retour à plein temps à la Faculté de Pharmacie, que j’avais intégrée comme Professeur en septembre 1997, et où quelques collègues ne voyaient pas arriver d’un bon œil. En effet, lorsque j’étais au département des Sciences de la vie du CNRS, mon directeur (Claude Paoletti, qui était lui-même enseignant à la Faculté de Pharmacie) m’avait envoyé sur place pour annoncer, au début des années 1990, que les deux seules unités dépendant du Département des sciences de la vie présentes sur le site seraient fermées (dont celle du Doyen Yves Cohen, avec qui je suis néanmoins resté en excellente relation) !
Malgré la rudesse du choc, ce fut, je crois, un mal pour un bien. Car, cela conduisit à une prise de conscience collective qui amena les Doyens qui se sont succédé depuis, à la création de nouvelles unités mixtes de l’Université Paris-Sud, avec le CNRS, l’INSERM et l’INRA. Je cite les Doyens : Charles Souleau qui m’avait accueilli en 1997, Anne-Marie Quéro, et aujourd’hui, pour son second décanat, Dominique Porquet. J’enseigne la cancérologie aux futurs pharmaciens. Mais, malheureusement, je constate dans les copies de nombreuses lacunes en orthographe, grammaire et syntaxe…
Avant de terminer, je souhaite aussi souligner l’amitié inoxydable de mes amis « strasbourgeois » qui perdure depuis l’entrée à l’École et, en cette année 2010, cette rencontre sera très certainement festive, 40 ans après la remise des diplômes à une promotion anonyme. La direction de l’École n’avait, en effet, pas apprécié que nous choisissions le nom d’un alchimiste, Zosime de Panopolis, dit le Panopolitain, le plus ancien des auteurs alchimiques (3ème siècle) dont nous possédons les écrits authentiques, en grec. Je salue Jean-Paul et Jean-Jacques, ici présents, et je mentionne également que j’ ai reçu plusieurs mots très sympathiques de camarades de promotion qui n’ont pas pu se libérer de leurs obligations professionnelles, notamment de Gérard Leduc, cofondateur de la société Ethypharm, leader mondial de la galénique innovante (mise en forme des médicaments), avec qui je m’intéresse à la médecine traditionnelle chinoise, et à des extraits de plantes qui pourraient apporter des solutions dans la lutte contre certaines accoutumances ou toxicomanies.
Pour conclure, je souhaite une nouvelle fois saluer Bernard, en y associant sa majorité municipale, notamment Isabelle, pour leur engagement envers les Vanvéens, et remercier, devant vous, mon épouse Catherine, mon fils aîné Stéphane (qui a fait preuve d’énormément de courage et de volonté après ses graves ennuis de santé) et mon second fils, Thomas, qui m’ont supporté dans les moments difficiles, notamment lorsqu’il fallait appliquer des décisions découlant d’une évaluation défavorable (tant au CNRS et à l’IGR qu’à l’Institut Pasteur). Mais, j’ai toujours annoncé de façon claire aux personnes concernées quelles étaient les raisons de la décision et, en général, trouvé des solutions satisfaisantes pour une réorientation ou une nouvelle affectation. Je sais gré à tous ceux qui m’ont encadré et fait confiance au cours de plus d’un demi-siècle ; je n’ai pu tous les citer tous, faute de temps : qu’ils/elles veuillent bien m’en excuser !
Enfin, au-delà de la générosité évoquée par Bernard et qui, en général, s’adresse à ceux que nous aimons, il faut délibérément faire preuve d’altruisme envers les autres, comme l’a écrit Philippe Kourilsky dans son dernier essai qui vient de paraître.
Merci à tous pour votre présence ! Comme l’heure avance, et selon un proverbe gallo (ma langue maternelle) : « Tout‘ berbis qui bêle, perd eun’ goulée ! ».






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C'est avec beaucoup d"émotion mais aussi de fierté que j'ai lu cet article. Destin exceptionnel d'un jeune lycéen brillant.Interne boursier comme Alain je me suis contenté de devenir CASU dans la promo d'Aline GRASSER.En 1997 elle obtint Michelet et moi Pasteur à Neuily.Je dois tout àdes parents exceptionnels et aux instits.Au terme de ma carrière-au lycée Clemenceau de Nantes-une séquence nostalgie comme celle-là me réjouit. J-P.Baladi ancien de Le Braz.
Rédigé par : J-Pierre Baladi.Lycée Clemenceau .Nantes. | 01 mai 2012 à 17h57