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Aujourd'hui à 7h30, le premier coup de pioche a été donné lançant ainsi les travux d'assainissement du quartier Gresset.
C'est à la suite d'inondations récurrentes lors d'épisodes pluvieux importants, dues à un nombre d'avaloirs insuffisant et défectueux (ne permettant pas l'évacuation des eaux de voirie et un mauvais raccordement sur le collecteur départemental) que la ville en concertation avec les riverains et Arc de Seine ont mis en place les travaux.
Quelles solutions vont être apportées :
- Des points de collecte des eaux de voirie vont être créés et la capacité
d’absorption du réseau d’assainissement augmentée
- Une structure de rétention/stockage permettant de palier à une
augmentation brutale des volumes d’eaux transportés par les réseaux sera créee
-Augmentation significative des avaloirs sur l’ensemble du Quartier (12 avaloirs supplémentaires) afin de réduire le ruissellement, - Réhabilitation des réseaux d’assainissement des Rues Mansart et du Docteur Arnaud afin d’assurer un meilleur écoulement, - Déconnexion du collecteur départemental de la Rue Hoche Gresset afin de réduire les apports d’eaux dans le réseau, - Création d’un bassin de rétention (sous parking du stade) afin de désengorger les réseaux existants.
Un point sur l'avancée des ouvrages vous sera fait trés régulièrement.
Les élus seront par ailleurs complètement tenus au fait des évolutions en se rendant sur le terrain de façon hebdomadaire.
07h50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Je vous invite à voyager un peu en lisant ce cahier d'été proposé par Libération.fr où la ville de Vanves est évoquée.
Bonne lecture !
Au XIXe siècle, un journaliste français se voit propulsé président d’une éphémère République de Counani. Un royaume d’opérette qui restera à l’état de pochade.
Par FRÉDÉRIQUE ROUSSEL
Le texte, tapé à la machine, date du 14 mars 1961. Il est signé d’un certain Gaston de Chancenotte, aristocrate bisontin soucieux de coucher sur le papier des souvenirs épars pour sa descendance. Sa «note historique», hoquetante de ratures, est difficile à lire. Dans la cascade de noms destinée à graver une généalogie, l’un d’eux se pousse du col. Adolphe Brezet. Entré par alliance dans la famille en 1900, il y fit grand bruit. «Monsieur Brezet, dont le père avait fait fortune en Amérique du Sud, au Brésil, (ruiné par la suite) avait je ne sais comment, au jeu paraîtrait-il, racheté le territoire de COUNANI, entre la Guyane et le Brésil. Son père avait sans doute exploré ce pays et s’était assuré l’amitié des chefs des tribus indiennes et des habitants de COUNANI. Toujours est-il que ces droits acquis de façon plus ou moins obscure par les Brezet étaient réels et reconnus par les gouvernements anglais et français.» Un territoire gagné aux cartes. Un nom exotique, Counani. Un rêve : l’eldorado.
De l’Amazone au fleuve Oyapock
1886. Jules Gros se rengorge. Dans sa maison de banlieue, à Vanves, vient d’arriver un télégramme en provenance de Cayenne. Les habitants de Counani, une bourgade de 300 âmes outre-Atlantique, viennent de le propulser président à vie de la République de Guyane indépendante.
Voilà cet ancien clerc de notaire, rédacteur au Petit Journal à la tête d’un territoire de 260 000 km2 qui s’étend de l’Amazone au fleuve Oyapock. Cette contrée de forêts peu peuplée s’inscrit dans une marge de l’histoire. Faute de reconnaissance, il a été baptisé. Contesté depuis deux siècles, il fait l’objet d’un litige entre la France et le Brésil (1). Vers cette terre à peine administrée s’est réfugiée une population noire qui a fui les plantations brésiliennes. «Dans une pareille zone franche, sans lois, sans police et sans justice, la sociologie est nécessairement chamarrée. Forçats évadés, trafiquants, repris de justice…» (2)
Les sympathies vont vers la France qui, elle, a aboli l’esclavage. Le drapeau tricolore pavoise les cases de Counani lors des grandes fêtes. La seule autorité est celle dudit «Capitaine de la Rivière», Trajane Supriane Binte, un ancien esclave. L’explorateur Henri Coudreau, chargé d’une mission d’information sur les frontières contestées, note aussi l’attachement local à la France. Dans une lettre du 20 juillet 1883 au gouverneur de Guyane, il écrit : «Mon cœur de Français fut vivement touché qu’à Mapa comme à Counani la population nous appelle de tous ses vœux.»
Deux aventuriers vont précipiter les choses. Jean Ferréol Guigues et son ami suisse Paul Quartier ont déjà pour fait d’arme d’avoir trouvé de l’or en Guyane française au pied des monts Tumuc-Humac, contrée qu’ils ont rebaptisée Iguane. Soi-disant. Leur découverte leur a permis en réalité d’escroquer de crédules bailleurs de fonds. Arrivés à Counani, ils sentent le vide juridique, une population déboussolée et la bonne affaire. Paul Quartier, horloger et suisse d’origine, a l’idée de proclamer l’indépendance. Guigues, ancien fonctionnaire de la Guadeloupe, ex-commissaire de police des mines du Venezuela, pense qu’un notable français donnera de l’assise au projet. Il songe à Jules Gros, rencontré à Paris lors d’un dîner au Véfour, en compagnie du député de Guyane de l’époque, Gustave Franconie.
Journaliste, écrivain raté, Jules Gros a partagé son enthousiasme pour les explorateurs dans le Journal des voyages. Le secrétaire de la société de géographie a conté par le menu les aventures du duo en Iguane. «C’était sûrement un lecteur de Kipling, décrit Bruno Fuligni, qui a travaillé à réunir toutes les archives sur l’aventure de Counani. Un Don Quichotte de l’époque coloniale.» Conseiller municipal de Vanves, Gros a 57 ans. «Colosse aux jambes courtes, aux yeux énormes, à la barbe en bataille, dont, à 70 ans, la voix de grenouille et les gestes épileptiques nous réduisaient au silence», ainsi le décrit, bien après sa mort, Jean Galmot, journaliste puis député de Guyane (Je suis partout du 15 juillet 1911).
«Dites aux citoyens de Counani que j’accepte», répond sobrement Jules Gros à l’appel du large. Ce rêveur en chambre voit dans le câblogramme qui lui tombe du ciel de Cayenne une chance inespérée. Outre-Atlantique, la République indépendante de Counanie a été proclamée le 23 octobre 1886, et dignement fêtée dans le tafia (eau-de-vie de canne à sucre). Il s’agit d’«organiser dans notre pays un gouvernement qui sera République et reconnu ultérieurement par les deux puissances, la France et le Brésil».
Outre Jules Gros parachuté président à vie, le gouvernement comprend Guigues au poste de président du Conseil, l’abbé Jean, un ecclésiastique interdit par l’évêque, ministre des Cultes et Paul Quartier qui prend le ministère de la Guerreet des Travaux publics… Pas de portefeuille des Finances. On attend les souscriptions qui ne vont pas manquer d’affluer d’Europe et l’on prévoit d’attribuer des concessions à des compagnies étrangères.
La nouvelle République prend pour devise «Liberté et justice» ; pour drapeau, le vert du Brésil avec le drapeau tricolore en exergue. Ses dirigeants vont battre monnaie, imprimer des timbres et même créer un journal officiel. Une décoration, l’Etoile de Counani, est conçue sur le modèle de la légion d’honneur : elle représente une croix à quatre branches reliées par une couronne d’olivier. A Paris, Jules Gros fait de l’agit-prop autour de son Etat tout neuf. Il distribue des médailles à tout son réseau, des industriels parisiens aux notables de Vanves. Un appel aux émigrants est lancé, avec pour carotte des concessions gratuites de terrain de 20 à 30 hectares, vendues comme des cornes d’abondance, fertiles et riches en ressources minières.
Investi de la plus haute des charges, Jules Gros se démène pour faire connaître Counani. «Tout exalté qu’il soit, Jules Gros a le mérite d’avoir compris une grande nouveauté de ce XIXe siècle finissant : l’importance de l’opinion publique, et donc de la presse, dans les questions coloniales et internationales.» (2) Les journaux accueillent souvent avec ironie l’annonce du nouvel Etat. L’Autorité, conservatrice, n’y va pas par quatre chemins dans son édition du 10 septembre 1887 : «Pour une fumisterie, c’en est une de premier ordre. Il s’agit de la République dite de la Guyane indépendante que se sont amusés à fonder un certain nombre d’aimables farceurs habitant Paris.»
Des reporters viennent rencontrer le président à son domicile au 11 rue Marceau à Vanves ou dans sa légation du 18 rue du Louvre. Jules Gros demande audience au ministère des Affaires étrangères et va jusqu’à rencontrer Pedro II, l’empereur du Brésil en visite à Paris. Un rédacteur du Paris, envoyé spécial en banlieue, lui demande : «On dit que vous alliez donner aux Counaniens des lois françaises ? - Pourquoi faire, mon Dieu ! La seule loi du pays sera celle-ci : Agissez à votre guise tant que votre liberté ne portera pas atteinte à celle d’autrui. Pas de codes, pas d’administration, pas de paperasses. Je ne veux rien de tout cela.»
Le grand départ
Amateur illuminé, Jules Gros gère son Etat à distance depuis les terrasses du café du Croissant situé au rez-de-chaussée du Journal des voyages ou au café de Madrid. Il fréquente le célèbre cabaret du Chat Noir, comme s’en amuse des vers de Raoul Ponchon («C’est là, sans peur des indiscrets, / Dans cette aimable enceinte / Que Gros paraphait ses décrets / En prenant son absinthe.») Avant le grand départ pour l’eldorado, contre l’avis de Jules Gros, il est question de défiler en grande pompe et tenues chamarrées sur les grands boulevards.
Tandis que le gouvernement français décide de mettre fin à la plaisanterie en menaçant les impétrants de les traîner en justice, des dissensions apparaissent dans le gouvernement. Jules Gros est destitué par son camarade Guigues qui crée un conseil de gouvernement. Ce rebondissement ne fait qu’accroître l’hilarité du landerneau parisien. Mais à Londres, des hommes d’affaires se disent prêts à investir pour envoyer et installer Jules Gros en Counani. En échange, ils ont obtenu son accord pour les droits d’exploitation pendant quatre-vingt-dix-neuf ans des principales ressources du territoire : mines, chemins de fer, canaux, ports… Une compagnie est créée: The Guiana Syndicate Limited.
Jules Gros embarque de Southampton avec femmes et enfants le 8 juillet 1888 sur le Medway. «La famille Fenouillard s’en va prendre possession de ses Etats», s’amuse Bruno Fuligni (2). Mais les Anglais arrivés en éclaireurs s’aperçoivent alors que la France
n’a jamais adoubé ce président fantoche. La famille Gros, bloquée en Guyane anglaise, finit par repartir piteusement vers la métropole. Jules Gros ne posera jamais le pied dans son royaume.Le pitoyable rêveur qui n’a pas renoncé veut alors lever à Vanves une petite armée. Mais la poignée de mercenaires finit par réclamer une solde qui ne vient pas et le rosse. Sur son lit de mort, l’agonisant demande à être enveloppé dans les plis du drapeau counanien. Le bouffon qui fut président rend son dernier souffle le 30 juillet 1891. Comme le raconte Jean Galmot : «Il en mourut, le bon Don Quichotte, honnêtement, n’ayant jamais battu monnaie de son rêve. Il joue son rôle jusqu’au bout et son agonie fut héroïque.»
L’utopie counanienne ne disparaît pas pour autant. Le fameux Adolphe Brezet est entré en scène. «Un grand monsieur au teint pâle, la figure remarquablement régulière, douce et fine, barrée d’une paire de moustaches d’un noir ardent», décrit Le Temps. Cet ancien militaire a pour lui d’avoir au moins mis les pieds en Guyane.
A la République de Guyane indépendante succède l’Etat libre du Counani. Brezet rédige une constitution en janvier 1904, fait imprimer de nouveaux timbres, modifie le drapeau. La note historique de Gaston de Chancenotte rapporte que Brezet forme un gouvernement : «M. Brezet de Beaufort, président de la République
, Pierre Cogit, ministre de la Guerre, Charles Cogit ministre des Postes, de Villemorin ministre de l’Agriculture, René Cogit, ministre des Terres et Forêts… Ils se firent faire des uniformes chamarrés.»Brezet essaie de ranimer la flamme mais France et Brésil achèvent de régler le différend. «Entre-temps, en 1895, raconte Stéphane Granger, qui prépare une thèse de géographie sur les relations entre la Guyane et le Brésil, d’importants gisements d’or ont été découverts et des milliers de Guyanais et d’Antillais sont arrivés, ce qui a amené des frictions avec les Brésiliens, des accrochages à Mapa, d’où la volonté mutuelle d’en finir avec le problème.»
Le 1er décembre 1900, la Suisse chargée d’arbitrer le conflit, tranche en faveur de l’annexion du territoire par Rio de Janeiro. Pour Adolphe Brezet, cet arbitrage ne vaut rien. Le dernier président counanien s’exile en Angleterre. Les traces se perdent. Son fils Gaston, revendiquant la nationalité counanienne, aurait vers 1927 fait un scandale dans un train parce que le contrôleur n’avait pas mis de gants blancs face à un personnage de son rang. Blaise Cendrars évoquera l’histoire dans Feu le lieutenant Bringolf (Au Sans Pareil). «Bien que je croie m’y connaître en géographie, jamais encore je n’avais entendu parler de la République de Counani. Et je parie que mes lecteurs n’en ont pas plus entendu parler que moi.»
(1) De l’article VIII du Traité d’Utrecht conclu le 11 avril 1713 entre la France et le Portugal viennent les prétentions respectives de la France et du Brésil.
(2) Les Constituants de l’Eldorado ou la République de Counani par Bruno Fuligni, Plein Chant, 1997. Et également L’Etat c’est moi, histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates (Les Editions de Paris, 1998).
cahier d'été extrait de :
08h22 | Lien permanent | Commentaires (0)
Voici le courrier que le Conseil Régional m' a envoyé concernant l'aide au financement demandée par la ville de Vanves pour le projet Cabourg.
Je me réjouis que la région Ile de France porte un intérêt à la reconstruction de cet espace et contribue à son investissement.
Cette réponse montre une fois de plus que ce projet, en plus d'être nécessaire et indispensable à la ville, a montré son intérêt au delà de notre commune.
08h54 | Lien permanent | Commentaires (0)
Cette année est marquée par le jumelage de notre ville aux trois villes que sont Ballymoney, Lehrte et Rosh Hayin.
Ce soir , comme les précédentes années, je vous donne rendez vous esplanade Jean Jaurès dés 21 h30 pour la fanfare.
Puis dés 22 heures, ce sera le départ de la retraite aux flambeaux qui atteindra les hauteurs du Parc Pic pour le feu d'artifice qui sera mis en scène à partir de 22h30.
Le spectacle pyrotechnique donnera le ton du bal qui suivra.
Bonne soirée à tous et beau spectacle !
19h15 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le Parisien en parlait déjà ce jour dans la presse. Nous venons en effet de mettre en ligne un blog qui suivra l'évolution quasiment quotidienne du chantier puis de la construction de l'espace Cabourg. Travaux, plans, calendrier, tout y est.
Nous reviendrons trés régulièrement sur les grandes phases des travaux.
En attendant, je vous invite à suivre régulièrement ce que nous pouvons qualifier de chantier colossal, de grand projet municipal en cliquant sur le lien :
08h17 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'été reste un moment où je peux évoquer le talent et le réel travail accompli par les associations vanvéennes.
Aujourd'hui, je souhaite évoquer l'association l'Echauguette".
Jeux de scènes et de lumières pour cette compagnie qui ne manque pas de talent.
Aprés avoir joué plusieurs pièces à Panopée au mois de juin, je vous invite à découvrir leur spectacle actuel qui aura lieu jusque fin octobre.
Notre commune regorge de talents que je vous ferai découvrir au fil de l'été.
00h10 | Lien permanent | Commentaires (1)
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