Guy Môquet, jeune résistant communiste fusillé par les Allemands à 17 ans, a laissé à sa mère un courrier émouvant. Cette lettre d'adieu aurait dû être lue dans tous les lycées de France le 22 octobre dernier, selon la volonté exprimée par le Président de la République.
Bien que quelques unes de ces cérémonies aient été chahutées, la plupart se sont déroulées dans la sérénité et le recueillement. Je pense que cette polémique a occupé de façon déplacée les colonnes des journaux .
Pour ma part, je vois dans cette lettre le témoignage d’un jeune homme pris dans les tourbillons de l’histoire tragique de la Seconde Guerre mondiale, lançant à ses proches un dernier message d’amour, mais aussi d’espoir et de courage.
On pourra toujours replacer cette lettre dans son contexte historique, mais il n’en demeure pas moins qu'elle fait partie, comme de nombreux autres documents, de notre mémoire nationale. Je regrette en cela la confusion autour de la lecture de cette lettre, qui aurait dû être l’occasion d’une union symbolique de notre nation.
Le 11 novembre 2007, entouré des membres du Conseil municipal, nous dévoilerons dans la rue Guy Môquet à Vanves une plaque commémorative reprenant cette lettre.
Les valeurs et les idéaux de notre République doivent s’élever au-dessus de ces faux débats.








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