Après le refus du traité constitutionnel en 2005, la construction européenne avance au ralenti. Aujourd’hui, une Europe unie, dynamique et forte, doit absolument voir le jour.
La proposition du Président de la République française d’un traité simplifié va dans le bon sens. Il est absolument nécessaire de réformer le mode de fonctionnement et de prise de décisions des institutions européennes.
Avec vingt-sept pays, l’ancien système reposant sur le vote à l’unanimité paralyse l’action. Le traité simplifié est une "boite à outils" favorisant l’action des états membres.
La Pologne remettait en cause le système de vote proposé à la double majorité au sein du Conseil des ministres (55% des pays représentant 65% de la population), par souci de ne pas donner à son puissant voisin l’Allemagne un trop grand poids.
Heureusement, l’adoption du traité simplifié a été acceptée samedi dernier. C’est un signe encourageant pour le renforcement du pouvoir politique de l’UE.
L’Union Européenne doit se réformer sur le plan institutionnel, comme elle l’a fait sur le plan monétaire. Souvent décrié à tord, l’Euro est devenu la seconde monnaie mondiale.
Des institutions européennes actives, renforcées par un cadre monétaire fort, seront de formidables leviers pour la puissance européenne et la création d’emploi.










