Je suis particulièrement attentif au plan de déplacement de la capitale récemment adopté par les élus du Conseil de Paris.
De fait, ce plan dessinera les contours d’une politique des transports dans la capitale pour les quinze prochaines années, entraînant inévitablement des effets sur les villes voisines.
Les élus parisiens souhaitent réduire la circulation automobile de 40% entre 2001 et 2020, développer les transports en commun, l’usage du vélo et réduire la pollution.
Comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises sur mon blog, ces nobles objectifs ne peuvent se faire qu’en concertation avec les élus des villes de l’agglomération parisienne, pour éviter que les habitants de banlieue soient pénalisés par les reports de circulation et le stationnement, en raison de la restriction de l’usage des véhicules dans Paris intra-muros.
Il faut donc réfléchir avec l’ensemble des acteurs de notre région à une stratégie efficace, en phase avec l’intérêt général.
La région, les départements, les communes, la RATP, la SNCF, l’État, toutes les énergies doivent se mobiliser, car nous sommes tous confrontés aux mêmes enjeux.
Ces thématiques sont d’ailleurs au cœur des relations entre la Ville de Vanves et la capitale depuis quatre ans.
Vanves a été l’une des premières communes franciliennes à signer une charte de coopération avec la ville de Paris en 2003.
Dès son origine, les questions des déplacements ont fait l’objet d’échanges, notamment avec le projet de couverture du périphérique, les problèmes de stationnement de nos deux villes, la gestion du trafic automobile liée aux activités de Paris Expo, la création du T3.
Sans notre travail en commun, les conséquences néfastes de ces projets sur la vie des Vanvéens, que je ne minimise pas, auraient pu être pires.
Depuis 2006, cette coopération s’est accélérée avec la création de la "Conférence métropolitaine" dont le lancement a eu lieu à Vanves en juillet 2006.
La Conférence métropolitaine est un véritable espace de dialogue et de coopération entre les communes du cœur de notre agglomération.
En raison de son importance, le plan de déplacement de Paris a d’ailleurs été discuté à plusieurs reprises dans le cadre des séances de la Conférence métropolitaine.
J’y ai défendu la création du "Métrophérique", une ligne de métro autour de la capitale, tout autant que la mise en place de péages pour éviter l’affluence des poids lourds dans les villes, comme cela se pratique dans d’autres communes européennes.
J’ai la conviction que la mobilité dans notre région est un débat essentiel pour les années à venir.
Assurer une mobilité efficace des franciliens, c’est améliorer leur vie quotidienne en réduisant leurs temps de trajet, en luttant contre la congestion automobile, en renforçant les transports en commun et en baissant la pollution, qui est une action essentielle pour l’environnement et la santé publique.
C’est aussi faire en sorte que notre région demeure compétitive et attractive sur le plan économique.
À Vanves, l’équipe municipale met en oeuvre certains dispositifs qui s’inscrivent dans cette volonté.
Je peux citer ainsi la mise en place d’un plan de stationnement local pour faciliter la vie des Vanvéens en 2005, le rééquilibrage de la place entre piétons et automobiles via les aménagements urbains, l’ouverture prochaine d’un étage du parking papillon, le renforcement de la navette municipale en complément de l’offre de la RATP et de la SNCF ...
Nous avons aussi le souhait d’accélérer la concertation avec la population et Arc de Seine pour décider de la place que nous souhaitons offrir aux vélos à Vanves.
Ces défis se posent à toutes les grandes agglomérations, et nos concitoyens attendent des réponses concrètes.
Pour ma part, j’y travaille pour trouver des solutions renforçant la qualité du cadre de vie des Vanvéens.